Le consensus scientifique est là : si l'on n'agit pas, les équilibres naturels de notre planète seront irrémédiablement affectés. Les faits énoncés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) nous placent face à une responsabilité historique. 1 million d’espèces animales et végétales sont actuellement menacées d’extinction. La sécurité alimentaire de près de la moitié de l’humanité est en danger. Et, selon certains scénarios, la terre pourrait connaitre un réchauffement supérieur à 5°C, avec des conséquences incalculables pour l’humanité.

Nous devons collectivement faire davantage, sans attendre. Sans engagement ferme, sans mesures concrètes et sans une mobilisation forte, les objectifs fixés par l’Accord de Paris ne pourront être mis en œuvre suffisamment rapidement pour enrayer les changements climatiques. Ce devoir d’action concerne chacun de nous. Les gouvernements et les acteurs publics, bien sûr, mais également les acteurs économiques, qui seront tous impactés par ces évolutions. C’est cette conviction que chacun a un rôle à jouer qui fonde le One Planet Summit. Il constitue un creuset pour rassembler toutes celles et ceux qui peuvent agir : Etats, entreprises, acteurs de la recherche et de la finance, organisations internationales, ONG, société civile…

Notre devoir, c’est un devoir d’action. Il faut remettre l’environnement au cœur de l’économie.
Emmanuel Macron, Président de la Réublique française

Le One Planet Summit a pour ambition de proposer un cadre nouveau, pragmatique et efficace, pour contribuer à amplifier et à renouveler la coopération internationale en faveur de la transition écologique. Ce rassemblement des forces et des volontés dans une plateforme d’engagements collectifs est facteur de nombreuses synergies. Il fait émerger des solutions concrètes et utiles sur le terrain, pour changer la donne en faveur de la nature. Il contribue à intégrer les enjeux climatiques et environnementaux au cœur des modèles de développement à l’échelle de la planète.

Cette méthode inclusive et horizontale permet de conforter la coopération multilatérale plus institutionnelle, notamment dans le cadre des grandes conventions des Nations-Unies sur le changement climatique, la biodiversité ou la lutte contre la désertification. En expérimentant de nouvelles façons d’agir, en montrant que les acteurs privés et de la société civile sont prêts à s’engager, en mobilisant des financements pour la transition écologique, elle contribue à créer les conditions du succès des négociations inter-gouvernementales. En engageant des projets ambitieux et transporteurs, elle prolonge également les travaux de ces conventions en alimentant les agendas de l’action.

La transversalité du One Planet Summit contribue également à la convergence des agendas environnementaux : lutte contre la désertification, contre le changement climatique et pour la préservation de la biodiversité.  Ces sujets sont trop souvent traités séparément, alors qu’ils sont intimement liés et doivent être pris à bras le corps de façon conjointe : c’est un enjeu de cohérence et d’efficacité dans l’action.

Faire la paix avec la nature sera la grande œuvre du XXIe siècle. Ce doit être la première priorité. La priorité absolue. Pour tout le monde. Partout.
António Guterres, Secrétaire général des Nations-Unies