Le changement climatique est un risque qui va coûter très cher à l’économie : on évoque la disparition de 2 300 milliards de dollars de valeurs boursières d’entreprises carbo-intensives, en particulier dans le secteur pétrolier. Comment faire converger les actions des secteurs public et privé en faveur du climat ? Banques centrales et entreprises ont répondu à l’appel du One Planet Summit et s’engagent ensemble à prendre des mesures fortes pour réorienter les flux financiers vers une économie bas carbone.
 

+ de 424

entreprises et organisations soutiennent les recommandations de la task Force

3

pays (France, Suède, Royaume-Uni) font partie de ce groupe

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En poursuivant la seule logique de profit, les entreprises n’ont pas toujours assez pris en compte l’impact du changement climatique sur l’économie et la finance. La Task Force on Climate-Related Disclosure, un groupe d’experts sur le climat présidé par Mickaël Bloomberg, les aide à relever ce défi. Sa conviction : le reporting est essentiel pour diminuer ces risques puisqu’il est le principal outil qui permet aux actionnaires, aux banques et autres acteurs financiers d’en évaluer le prix. Elle a publié des recommandations pour  inciter les entreprises à mesurer l’empreinte carbone de leurs investissements et à évaluer l’impact potentiel du changement climatique sur leurs activités. Lors du One Planet Summit, plus de 200 entreprises ont adopté ces recommandations. 
 

Ce qui a été accompli

La TCFD a prolongé ses travaux jusqu’en septembre 2018, afin d’accompagner la mise en oeuvre de ses recommandations et d’allonger la liste des signataires. Elle mène un important travail de communication pour promouvoir des engagements fermes en faveur du climat auprès des décideurs.

Les prochaines étapes

Le travail de la TCFD devrait se poursuivre au-delà de son mandat initial, afin de suivre les avancées et d’associer de nouvelles entreprises à la démarche. Pour répondre à l’impératif de transparence, les signataires publieront bientôt leurs premiers rapports.
 

“Améliorer la transparence rend les marchés plus efficaces et les économies plus stables et résilientes.”
Michael Bloomberg, président de la Coalition TCFD

3

thématiques prioritaires

7

nouveaux membres depuis 2017

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A long terme, le changement climatique est une menace pour la stabilité financière du monde : il faut l’anticiper. Né lors du premier sommet One Planet Summit, le réseau “Greening the Financial System” rassemble huit banques centrales et les autorités de supervision financière des États responsables d’un tiers des émissions de carbone dans le monde. Leur mission : partager analyses et innovations afin de développer des opportunités liées au financement de la transition et de mesurer les risques à long terme associés au changement climatique. 

  • 3 thématiques prioritaires identifiées : régulation microprudentielle, gouvernance microfinancière et élargissement de la finance verte

Ce qui a été accompli

Sous la présidence tournante de Frank Elderson, directeur de la Banque centrale des Pays-Bas, le réseau s’est doté d’une charte et a défini ses axes de travail. Les superviseurs de plus de 30 pays et de plus de 50 organismes de contrôle se sont réunis à plusieurs reprises en 2018. 
 

Les prochaines étapes

Un travail d’inventaire est en cours pour cartographier les risques financiers associés au changement climatique : ses résultats seront communiqués lors de la réunion annuelle FMI - Banque mondiale en octobre 2018. Le premier rapport d’avancement sera publié d’ici avril 2019. 
 

“Les Banques centrales se préoccupent du “verdissement” du système financier. Cela peut surprendre, mais il ne s’agit pas d’une mode, c’est une conviction : la stabilité du climat a un impact à long terme sur la stabilité financière.”

François de Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France

3

propositions législatives déposées en mai 2018 concernant la finance verte

25 %

du programme InvestEU à des projets d’infrastructure durable

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L’ Union européenne est le fer de lance de la transformation du secteur financier en faveur du climat. Elle s’engage à mettre en place des conditions favorables et des mesures concrètes pour encourager les investisseurs privés à financer des projets respectueux de l’environnement.

Ce qui a été accompli

La Commission européenne a publié un rapport sur la finance durable. Elle a constitué un groupe d’experts de haut-niveau pour aboutir à un système financier européen pro-climat, en accord avec les objectifs de l’Accord de Paris. Elle incite notamment les autorités de supervision à tenir compte des risques ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance).
 

Les prochaines étapes

Mettre le secteur financier au service du climat implique la création d’un éco-label pour les services financiers, l’élaboration d’un cadre de responsabilité pour les investisseurs institutionnels en matière de risques ESG et d’un référentiel européen d’activités dites durables.
 

"Les réformes en cours dans l'Union européenne visent à placer les principes du développement durable au cœur des décisions d'investissement. L’ensemble du marché financier doit jouer un rôle moteur dans la lutte contre le changement climatique. "
Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne