Des projets pour notre planète

Au cœur du sommet une vingtaine de projets ont été mis en valeur. Présentés lors des tables rondes du matin, de la Climate Agora du déjeuner et des séquences de l’après-midi, ces projets illustrent le fait que des solutions concrètes - locales ou globales – existent pour répondre aux enjeux auxquels nous faisons face. Ils doivent être amplifiés et répliqués et servir de source d’inspiration à travers le monde. Ils démontrent que nous sommes engagés dans un monde nouveau pour préserver l’avenir de notre seule et unique planète.

Le programme de la Climate Agora

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Les projets #OnePlanet pour le renforcement de la mobilisation des acteurs financiers vers l’action climat

Le fonds LDN : un nouveau modèle d’investissement pour la planète

Le fonds LDN est un outil d’investissement d’un genre nouveau. En s’appuyant sur des capitaux publics, il est capable de mobiliser le secteur privé pour financer à la fois des objectifs climatiques et de développement. Lancée par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la Désertification, développée et gérée par Mirova, cette initiative pionnière est soutenue par un large réseau de partenaires internationaux.

Par sa démarche audacieuse, le fonds réinvente l’approche traditionnelle de l’investissement. Il permet de réunir porteurs de projets, exploitants agricoles, investisseurs publics et privés, et d’appréhender les terres saines et productives comme une opportunité. Il a inspiré des bailleurs publics, qui se sont engagés à couvrir le risque pris par les investisseurs privés, afin de produire des impacts mesurables et durables sur le terrain.

Le fonds LDN est en position de déclencher une révolution du développement durable et de l’entrepreneuriat et de créer un effet d’accélération des progrès contribuant à combler 25% de l’effort restant pour réaliser l’accord de Paris. Les bénéfices associés à son fonctionnement sont multiples. Il peut aider, par exemple, à créer des millions d’emplois verts, à améliorer la sécurité alimentaire et à faire progresser l’adaptation et la résilience au changement climatique. »

Deux ans après Paris, l’Union européenne réaffirme son engagement en faveur du climat

Lancé en 2014, le Plan d’investissement pour l’Europe, dit plan Juncker, poursuit trois objectifs : éliminer les obstacles à l’investissement, assurer la visibilité des projets d’investissement et leur apporter une assistance technique, et faire un usage plus judicieux des ressources financières. Ce plan constitue un élément central de la croissance économique et de la création d’emplois, définis par le président Juncker comme les priorités essentielles de la Commission européenne.

Le plan Juncker devrait dès à présent susciter plus de 250 milliards d’euros d’investissements dans toute l’Europe et soutenir la création de plus de 300.000 emplois. D’ici à 2020, nous estimons qu’il permettra la création de 700.000 emplois et rassemblera 500 milliards d’euros d’investissements, soit un ajout de 0,7 % au PIB de l’Union européenne. Il s’agit d’investissements visibles et tangibles pour les Européens, que ce soit dans les domaines du soutien à la transition énergétique, de la transformation des ports et des aéroports, de la mise en place de nouvelles infrastructures physiques ou numériques, de l’aide à l’intégration des réfugiés ou encore du soutien à notre programme d’action sociale en vue de davantage d’équité. Ces investissements apportent également à l’économie locale une impulsion salutaire grâce à 332 accords de financement conclus à ce jour avec des intermédiaires locaux qui offrent à 528.000 petites entreprises et jeunes pousses un meilleur accès à des sources de financement.

L’initiative financière de C40 Cities : aider les villes à élaborer des projets afin d’attirer des investissements

L’accès aux financements est l’un des principaux obstacles que rencontrent les maires pour lutter contre les changements climatiques et réaliser leur conception d’un développement urbain sobre en carbone. Ce défi se pose particulièrement dans les grandes villes des pays en développement qui manquent de compétences pour mettre en œuvre leurs projets, ce qui les empêche d’obtenir des investissements destinés à les doter d’infrastructures innovantes. L’initiative financière de C 40 Cities (CFF) a été mise en place dans le but de traiter ce problème. Elle propose une assistance technique qui permet aux villes membres des pays émergents et en développement d’élaborer et de réaliser des projets en matière d’atténuation des changements climatiques et d’adaptation à ceux-ci.

Menée conjointement par le Groupe d’action climatique de C 40 Cities (C40) et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), la CFF est financée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), le ministère britannique des Entreprises, de l’Énergie et de la Stratégie industrielle (BEIS) et l’Agence de développement international des États-Unis (USAID). Elle bénéficie également, pour ses opérations en Amérique latine, d’un soutien en nature de la Banque interaméricaine de développement (BID).

Paris Fonds Vert, premier fonds d’investissement territorial vert

Le fonds d’investissement territorial pour la transition écologique, Paris Fonds Vert, est un outil juridique et financier inédit, rendu possible par la loi sur le statut de Paris adoptée début 2017, qui vise à mobiliser des financements privés et à les injecter dans des entreprises innovantes développant des solutions dans le domaine de la transition écologique. Cette initiative a reçu le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations, partenaire de la Ville de Paris dans la phase de préfiguration du fonds, ainsi que de l’ADEME et de PARIS EUROPLACE dans le cadre de son initiative Finance for tomorrow, visant à faire de la Place de Paris, une place de référence en matière de finance verte. Une première levée de fonds est prévue d’ici l’été 2018 avec une cible d’investissement de 150M€.