Des projets pour notre planète

Au cœur du sommet une vingtaine de projets ont été mis en valeur. Présentés lors des tables rondes du matin, de la Climate Agora du déjeuner et des séquences de l’après-midi, ces projets illustrent le fait que des solutions concrètes - locales ou globales – existent pour répondre aux enjeux auxquels nous faisons face. Ils doivent être amplifiés et répliqués et servir de source d’inspiration à travers le monde. Ils démontrent que nous sommes engagés dans un monde nouveau pour préserver l’avenir de notre seule et unique planète.

Le programme de la Climate Agora

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Les projets #OnePlanet pour renforcer l’adaptation et la résilience au changement climatique

Vers des îles Caraïbes résilientes

Les territoires insulaires sont fortement exposés aux enjeux climatiques, particulièrement dans les Caraïbes.

La BID (Banque Interaméricaine de Développement) lance son initiative « Sustainable Islands Plateform » pour engager durablement, et dans une logique d’économie bleue et circulaire, les Etats insulaires d’Amérique Latine et des Caraïbes.

Outils de planifications, changement des modes de production et de consommation, outils financiers seront à leur disposition à travers cette plateforme.

L’enjeu : assurer un développement économique durable, préserver leur capital naturel, optimiser les ressources locales et capitaliser sur un nouveau modèle économique bleu et circulaire ; créer un modèle résilient.

L’initiative s’appuie sur un véhicule d’investissement public privé pour catalyser les investissements privés dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, de l’agriculture et du tourisme, grâce à l’apport de ressources concessionnelles. Ce véhicule mobilisera 75M USD à 150M USD.

Bolivie : une agriculture résiliente

Sur l’Altiplano bolivien, la population vit d’une agriculture familiale sur des terres confrontées à un climat rude et froid, à des conditions météorologiques changeantes où l’eau est une denrée rare. Ces conditions difficiles sont aggravées par le changement climatique… L’instabilité s’est accrue, bouleversant les régimes des pluies et apportant de longues périodes de sécheresse. Résultat ? La pérennité des pratiques agricoles traditionnelles et donc la sécurité alimentaire des habitants sont menacées.

Dans la commune de Calamarca, à 50 kilomètres de La Paz, l’installation d’une serre et de formation à des techniques inspirées de l’agro-écologie permet à la communauté de s’adapter. La serre sécurise et diversifie l’alimentation des habitants ; elle créée aussi une activité rémunératrice. Une petite révolution dans ce village isolé. Depuis que la serre est entrée en fonction, en 2014, 15 familles en bénéficient, réunies en association de producteurs.

Le projet va s’étendre à 30 autres communes de Bolivie, avec l’objectif de voir ces bonnes pratiques s’étendre à tout le pays. Ici et ailleurs, promouvoir des modes de production alternatifs, améliorer les rendements et garantir la sécurité alimentaire c’est s’adapter aux changements à l’œuvre.

Capacité africaine de gestion des risques

La Capacité africaine de gestion des risques (ARC) a été créée par l’Union africaine pour travailler avec les gouvernements africains afin d’élaborer des stratégies plus performantes de financement des interventions d’urgence en cas de catastrophes naturelles sur le continent, et de réduire leur dépendance vis-à-vis de l’aide humanitaire. Elle travaille également avec les pays de l’Union africaine en vue de renforcer les systèmes d’action publique et de gestion des risques contribuant à la gestion de leurs risques climatiques.

L’ARC fournit aux États africains une assurance contre les risques de catastrophes liées au climat, gérée par sa filiale d’assurance ARC Insurance Company Limited (ARC Ltd), en utilisant des mécanismes de financement modernes tels que la mutualisation et le transfert des risques. En cas de crise, l’assurance fournit un accès rapide au financement pour des plans d’intervention rapide arrêtés en amont et mis en place en collaboration avec les États.

Outre l’assurance, l’ARC propose aux pays un renforcement des capacités de surveillance des indicateurs climatiques et de prévision des coûts d’intervention. L’initiative de l’ARC est soutenue dans le cadre d’InsuResilience, l’Initiative d’assurance contre les risques climatiques lancée par le G7.

Climate Resilience and Adaptation Finance & Technology Transfer Facility

La Climate Resilience and Adaptation Finance & Technology Transfer Facility (CRAFT) est la première stratégie d’investissements du secteur privé axée sur la résilience et l’adaptation au changement climatique. CRAFT a identifié plus de 500 sociétés proposant des technologies, produits et services capables d’évaluer et de gérer les risques et effets amplifiés par le changement climatique dans tous les secteurs de l’économie. CRAFT effectue des placements en capital dans 10 à 15 de ces sociétés afin de les aider à se développer et à appliquer leurs solutions dans les pays en développement. La stratégie prévoit :

  • Deux enveloppes juridiquement et financièrement distinctes de 250 millions de dollars chacune pour les investissements dans les pays développés et en développement,
  • 100 millions de dollars de financements concessionnels pour contribuer à atténuer les risques et attirer 150 millions de dollars d’investissements commerciaux au profit de l’enveloppe « pays en développement »
  • 20 millions de dollars de financements de donateurs pour l’assistance technique destinée à aider les entreprises spécialisées dans la résilience à se développer sur les marchés des pays en développement, notamment dans les pays à faible revenu et vulnérables.

Villes résilientes

Le Programme pour la résilience des villes (CRP) soutenu par la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR) et le Secrétariat d’État à l’économie suisse, aidera les municipalités à renforcer leur résilience face aux risques liés au climat et aux catastrophes naturelles en structurant des programmes d’investissements résilients face au changement climatique et en les reliant à des financements. Il offrira des possibilités d’investissements bien conçus et finançables et permettra aux investisseurs privés et institutionnels un accès amélioré aux nouveaux marchés. Le CRP conseille les villes sur l’accès aux capitaux pour investir dans des infrastructures grâce à des prêts directs, des partenariats public-privé et une utilisation stratégique des biens fonciers. Le CRP entend faire office de banque d’investissement pour les municipalités en facilitant les investissements stratégiques qui remédient aux vulnérabilités et risques auxquels elles sont exposées. Il en résultera un flux de transactions pour les investisseurs qui contribueront au financement des grands programmes d’investissements. Dans un premier temps, le programme concernera une trentaine de villes, mais il devrait s’étendre à plus de 500 villes en dix ans.

Résilience côtière en Afrique de l’Ouest : WACA

Le Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA) cible 17 pays d’Afrique de l’Ouest pour améliorer la gestion des risques partagés d’origine naturelle et humaine pesant sur les communautés côtières. Il visera à : (i) attirer des financements dans le but d’atteindre une somme de 2 milliards de dollars en vue de lutter contre l’érosion côtière, les inondations, le changement climatique et la pollution ; (ii) encourager le dialogue politique au sein des pays et entre ceux-ci ; et (iii) accélérer les transferts de connaissances sur la gestion du littoral en direction des pays d’Afrique de l’Ouest et entre ceux-ci. À titre de première contribution à ces 2 milliards de dollars, la Banque mondiale traite une opération de 215 millions de dollars, dont 170 millions de dollars provenant de l’Association internationale de Développement, 20 millions de dollars du Fonds pour l’environnement mondial et 9 millions de dollars du Fonds de Développement nordique. Cette opération sera présentée au Conseil d’administration en mars 2018. Un programme est également en cours de préparation pour la ville de Saint-Louis au Sénégal afin de répondre à une urgence due à une grave érosion qui a déjà entraîné l’évacuation de dizaines de famille, à titre de priorité du WACA.