• One Planet Biodiersité: DES ENGAGEMENTS POUR AGIR EN FAVEUR DE LA BIODIVERSITE

    1. Protéger les écosystèmes terrestres et marins

    La France et le Costa Rica ont lancé la Coalition de la haute ambition pour la nature et les hommes, qui entend créer les conditions permettant l’adoption d’une cible ambitieuse de protection de la nature par la Convention sur la diversité biologique en fin d’année. Cette mobilisation a permis d’aboutir, aujourd’hui, au ralliement à cette coalition de 52 Etats qui s’engagent à œuvrer à la protection de 30 % des espaces terrestres et marins d'ici 2030.

    Une nouvelle coalition mer Méditerranée exemplaire en 2030, a été lancée aujourd’hui par l’Espagne, la France et la principauté de Monaco. Elle est construite autour de 4 engagements : (1) développer un réseau d’aires protégées ; (2) mettre fin à la surpêche ; (3) lutter contre la pollution marine et mettre fin au plastique à usage unique ; (4) verdir le transport maritime. Cette coalition poursuivra ses efforts pour mobiliser d’autres Etats du pourtour de la Méditerranée, mais également les acteurs régionaux, locaux, la société civile et le secteur privé.

    L’Allemagne a confirmé le lancement du Legacy Landscapes Fund, une nouvelle coalition publique privée mondiale visant à fournir un financement durable aux paysages naturels les plus précieux et à leurs zones protégées dans les pays en développement et les économies émergentes par des donateurs publics et privés. Créé, il y a quelques mois, par l'Allemagne en coopération avec divers partenaires, dont la France, il soutiendra des collaborations sur le long terme, à l’échelle locale, entre les autorités responsables des zones protégées, des ONG expérimentées et les communautés autochtones et locales. 

    2. Promouvoir l’agro-écologie

    Reconnaissant que l’agro-écologie permet de préserver la biodiversité tout en répondant aux objectifs de développement durable et de création d’emplois, ce One Planet Summit a pris le parti d’en faire un élément important d’engagement international. Cet enjeu se pose avec une acuité particulière en Afrique, où effets du changement climatique, dégradation des terres et perte de biodiversité se combinent et menacent la sécurité alimentaire de nombreux pays.

    Dans ce cadre, a été mis en place un programme, dénommé Accélérateur de la Grande muraille verte (GGW Accelerator). Cette initiative multi-acteurs a pour objectif de catalyser les efforts financiers de l’ensemble des bailleurs. Elle souhaite donner un nouvel élan à cette ambitieuse initiative africaine, lancée dans les années 1980, pour verdir le Sahel. Les différents partenaires de l’initiative se sont engagés à mobiliser près de 14 milliards d’euros (16.85 milliards USD) de financements internationaux dans les 11 pays concernés d’ici 2025. 14,3 milliards de dollars sont déjà programmés. La Présidente de la Commission européenne a annoncé qu’elle pourrait mobiliser plus de 2,5 milliards d’euros pour y contribuer, dans sa programmation en préparation. Plus d’une centaine d’entreprises, regroupées autour de la charte IAM AFRICA (International Agroecological Movement for Africa) se sont en outre engagées à contribuer à la mise en œuvre des objectifs de transition agro-écologique dans les pays de la GMV. Un secrétariat chargé du suivi de ces engagements a été mis en place auprès de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.

    3. Mobiliser des financements pour la biodiversité

    Sous l’impulsion du Prince de Galles a été annoncée l’Alliance pour l’investissement dans le capital naturel, à laquelle participent déjà HSBC Pollination Climate Asset Management, Lombard Odier et Mirova. Elle regroupe les acteurs de la finance souhaitant accroître leurs investissements dans la restauration de la biodiversité. Elle a pour objectif de mobiliser 10 milliards de dollars pour la nature d’ici 2022.

    L’OPS a permis de poser les bases d’une Coalition pour la convergence des financements en faveur du climat et de la biodiversité qui vise à construire davantage de synergies entre action climatique et préservation de la biosphère. Ses membres travailleront à accroitre la part de leurs financements en faveur du climat bénéficiant également à la biodiversité. Ce principe a été soutenu lors de l’OPS par le Canada, la France, la Norvège et le Royaume-Uni.

    L’OPS a été l’occasion d’apporter une impulsion politique, notamment par le Canada, la France et le Royaume-Uni, à la Taskforce on Nature-related Financial Disclosure (TNFD). Cette initiative, portée par des acteurs publics et privés, dont une cinquantaine d’institutions financières de premier rang, élaborera un cadre de mesure des risques, impacts et bénéfices des activités économiques en matière de biodiversité – à l’image de la TCFD sur le climat.

    Enfin, le Canada a annoncé qu’il contribuera jusqu’à 55 millions de dollars canadiens (35,3 M€) au Land Degradation Neutrality fund (LDN), pour soutenir la gestion et la restauration durables des terres, notamment en Afrique. La France a annoncé qu’elle rejoindrait également l’initiative. Avec cette annonce, qui permettra de catalyser des investissements supplémentaires du secteur privé, le fonds LDN a le potentiel d’atteindre les objectifs fixés lors de son lancement, au One Planet Summit de décembre 2017.

    4. Protéger les forêts, les espèces et la santé humaine

    La France a lancé l’initiative PREZODE (PREventing ZOonotic Diseases Emergence) qui mettra en place une coopération inédite à l’échelle internationale entre acteurs de la recherche et réseaux de vigilance sanitaire, avec notamment le soutien de la FAO, pour la prévention de nouvelles pandémies issues de réservoirs animaux. Elle est engagée en concertation avec de nombreux acteurs de la recherche européens et mobilise déjà plus de 400 chercheurs et experts de la santé humaine, animale et environnementale, au niveau international.

    Le One Planet Summit a été l’occasion d’un point d’étape sur l’Alliance pour la préservation des forêts tropicales, annoncée au G7 de 2019. L’Allemagne et la République démocratique du Congo ont annoncé leur adhésion à l’alliance. 

  • ASSISTEZ EN DIRECT AU ONE PLANET SUMMIT BIODIVERSITE

    Le One Planet Summit a lieu le 11 janvier 2021 de 14h à 17h. 
    Assistez au sommet en ligne sur notre plateforme 

    ou en direct sur YouTube 👇

    Evènement Parallèle Grande Muraille Verte

     

    One Planet Summit Biodiversité

    Un chat sera conduit en live pendant toute la durée de l’OPS. Vous pourrez y échanger avec des invités de marque, qui répondront en direct à vos questions.

    Nous avons l’honneur de bénéficier de la présence des personnalités suivantes pour cet exercice de  questions-réponses qui durera tous l’après-midi :

    • Mme Bérengère Abba, Secrétaire d'État française auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée de la Biodiversité,
    • Dr. Anne Larigauderie, Secrétaire exécutive de l'IPBES,
    • Dr. Sanjayan, directeur général de Conservation International;
    • Mme Karin Kemper, Directrice mondiale du pôle Environnement, Ressources naturelles et économie bleue de la Banque mondiale,
    • M. Neville Ash, Directeur du Centre de surveillance de la conservation de la nature de l’UNEP.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Un One Planet Summit pour la Biodiversité

    La crise sanitaire mondiale de la COVID 19 est venue nous rappeler de façon dramatique l’importance de la Nature pour nos vies quotidienne et nos économies : la biodiversité est pour nous une assurance vie. Pourtant, les atteintes aux écosystèmes connaissent un niveau sans précédent et auront des conséquences majeures sur nos modes de vie dans les décennies à venir.

    Renverser cette tendance constitue un enjeu majeur pour la décennie à venir : il nous faut repenser toute notre relation avec la nature. C’est un défi social et économique majeur qui passera par une transformation en profondeur des chaines de valeurs, de nos modèles de commerce et de nos habitudes de consommation, pour mettre fin aux modèles de production destructeurs du vivant.

    Ce défi global demande une action concertée à tous les niveaux (international, national, local) et par tous les acteurs (gouvernements, organisations internationales, entreprises, acteurs associatifs, citoyens etc.).

    Pour y contribuer, la France organisera, en concertation avec les Nations unies et la Banque mondiale, un ‘One Planet Summit’ pour la biodiversité, le 11 janvier 2021 à Paris. Il sera l’occasion de relever le niveau d’ambition de la communauté internationale sur la protection de la nature, tout en répondant aux nouvelles questions posées par la crise.

     L’ambition de l’OPS sera de participer à la construction d’une dynamique de mobilisation politique dans la séquence internationale qui conduira à la COP15. En montrant qu’il est possible d’agir pour la préservation de la planète, nous contribuerons à créer les conditions d’un accord ambitieux à Kunming.

    Cet évènement rassemblera des chefs d’Etat et de gouvernements ainsi que des leaders d’organisations internationales, d’institutions financières, du secteur économique et d’ONG, tous prêts à prendre des engagements pour agir concrètement à la préservation et à la restauration de la biodiversité, à faire de nouvelles annonces fortes et à lancer des initiatives transformationnelles en faveur de la nature.

    Quatre thématiques clés pour la préservation du vivant ont été choisies.

    La protection des écosystèmes terrestres et marins constitue un pilier essentiel de l’action en faveur de la biodiversité. Les aires protégées, et la conservation des espèces qui y vivent, jouent en effet un rôle clef dans la protection et la restauration de la biodiversité et seront un facteur déterminant pour parvenir à inverser la tendance actuelle.

    La promotion de l’agro-écologie permet de protéger la diversité des écosystèmes en réduisant les pollutions tout en permettant plus de création d’emplois et en agissant pour la sécurité alimentaire. Le sommet mettra l’accent sur l’accélération de la mise en œuvre de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel.

    La mobilisation des financements pour la biodiversité s’engage, notamment avec de nouveaux engagements de financements innovants et des initiatives permettant d’orienter davantage d’investissements publics et privés vers des projets de protection, de gestion durable et de restauration des écosystèmes ou de la convergence nécessaire des financements publics du climat et de la biodiversité.  

    Enfin, le lien entre déforestation, espèces et santé humaine est d’actualité. Le sommet permettra de mieux travailler ensemble pour la prévention de futures pandémies, à travers la lutte contre la déforestation et la prévention des risques liés à nos contacts avec les espèces sauvages.

    Inscrivez vous maintenant !

     

  • Trois ans après le lancement du One Planet Summit, un mouvement est engagé

    « N’attendons pas qu’il soit trop tard pour agir ! » Tel a été le mot d’ordre du premier One Planet Summit qui s'est tenu le 12 décembre 2017 à l’initiative du Président de la République française, du secrétaire général des Nations unies et du président du groupe Banque mondiale.

    Trois ans et trois sommets plus tard, une quarantaine de coalitions et d'initiatives très concrètes ont vu le jour. Les organisations qui les portent se sont engagées à atteindre des objectifs précis et à en rendre compte.

    Chiffres clés :

    • 3 sommets One Planet depuis 2017 ;
    • 121 pays engagés dans les coalitions ;
    • 5 partenariats public-privés mis en place dans le but de mobiliser plus de 2 Md$ pour financer la transition dans les pays en développement (472 M$ disponibles à ce jours) ;
    • 308 projets de recherche concrets conduits par 3305 chercheurs à travers le monde.

     

    L’alignement des entreprises et des acteurs de la finance sur les objectifs de l’Accord de Paris progresse, notamment grâce à la dynamique One Planet.

    Depuis 2017, de plus en plus d’acteurs de l’économie ont pris des engagements concrets et mesurables pour la réduction de leur impact climatique et la protection de la planète. Les initiatives lancées par l’OPS ont pris une part majeure dans ce mouvement global.

    Chiffres clés :

    • deux fois plus d’acteurs de la finance engagés dans les initiatives soutenues par l’OPS, par exemple : 77 banques centrales et autorités de supervision du monde entier mettent en place des méthodes pour intégrer le risque climatique ; plus de 1 500 organisations soutiennent les lignes directrices de redevabilité des entreprises pour le climat de la TCFD, déjà plus d’un tiers des plus grandes entreprises privées publient des informations en ligne avec les recommandations de la TCFD ;
    • plus de la moitié des 160 entreprises les plus polluantes, objets de la campagne Climate Action 100+, ont pris des engagements de court terme pour adopter un modèle économique compatible avec l’Accord de Paris ;
    • 118 entreprises opérant à l’échelle internationale se sont engagées à agir en faveur de la biodiversité et à transformer leurs processus de production et leurs chaines de valeurs.

     

    Des impacts concrets pour les acteurs sur le terrain

    Chaque édition du OPS est l’occasion d’identifier et d’accélérer des initiatives transformationnelles et le financement de solutions en faveur du climat, de la biodiversité et des océans. Tous ces projets permettent de limiter les impacts négatifs de nos économies sur l’environnement, mais également d’améliorer très concrètement les conditions de vies des bénéficiaires, notamment dans les pays en développement. Deux exemples pour en témoigner

    • L’initiative Land Degradation Neutrality est emblématique d’une démarche novatrice de financement public-privé de la restauration du capital naturel. Elle a déjà évité l’émission de 12 millions de tonnes de CO2 au travers de la restauration de 80 000 hectares de terres agricoles. Ses projets améliorent dans le même temps localement les conditions de vie des agriculteurs.

    Elle finance au Kenya le programme Komaza, qui permet aux petits exploitants de développer une activité de micro-foresterie durable qui participe à la régénération de la faune et de la flore locale tout en leur apportant un revenu.

     

    • Le programme de recherche appliqué DeSIRA finance les activités de terrain de plus de 3 000 chercheurs, accélérant la transition agricole et des systèmes alimentaires dans 75 pays. Au Bengladesh, son projet Artemia crée une économie circulaire entre la production de sel et l’aquaculture marine, deux secteurs jusque-là développés de manière dissociée et sous-efficiente. L’artémie, fondement de l’alimentation des espèces de l’aquaculture marine est désormais développée de manière endémique dans les salins, dégageant par la même occasion des revenus tout au long de l’année pour les petits exploitants.

  • Prochain One Planet Summit à Paris le 11 janvier 2021

    Le prochain sommet One Planet aura lieu à Paris le 11 janvier. Il sera l’occasion d’agir pour la biodiversité et de relever le niveau d’ambition de la communauté internationale sur la protection de la nature et sur le climat, tout en répondant aux nouvelles questions posées par la crise actuelle.

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  • One Planet Event et Fonds vert réunis à Paris le 24 octobre - Revoir l'événement

    Un mois après le sommet action climat du secrétaire général des Nations unies, et dans le cadre de la conférence de reconstitution des ressources du Fonds vert pour le climat, ce One Planet Event a réuni les acteurs publics, privés et de la société civile, afin d'identifier ensemble les opportunités pour renforcer les investissements en faveur de la lutte contre les changements climatiques.

    En savoir plus et revoir l'événement

  • Sommet Action Climat - Des actions concrètes pour lutter contre le changement climatique

    Face à l’aggravation du changement climatique, le Sommet Action Climat 2019 de l’Onu s’est tenu à New York le 23 septembre 2019. Il a proposé de nouvelles voies et des actions concrètes pour accélérer la réponse mondiale à la crise, soulignant qu’il n’y avait pas de solution sans une coopération forte. À cette occasion, le Président de la République française Emmanuel Macron a rappelé que le One Planet Summit « a permis de garder la cohésion, d’engager des acteurs nouveaux, des investisseurs, des entreprises […] en créant la dynamique, en résistant au délitement » (discours du Président de la République française Emmanuel Macron à l’Assemblée générale des Nations unies)

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  • Le One Planet Summit se réunit à Nairobi

    La 3e édition du One Planet Summit s'est réunie à Nairobi. Le Sommet a rassemblé des dirigeants, des chefs d’entreprise et des personnalités inspirantes de la jeunesse et de la société civile qui ont présenté des réalisations concrètes et des initiatives novatrices, suscitant de nouvelles coalitions et de nouveaux engagements. Les participants ont annoncé L'engagement de l'Afrique - Africa Pledge, série d'engagements en faveur du développement des énergies renouvelables et de la protection de la biodiversité.

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  • Six pays Africains lancent une initiative internationale pour encourager les investissements en faveur de l’énergie solaire

    Dans le cadre de l’Alliance Solaire Internationale portée par la France et l’Inde (ASI), le Benin, le Burkina Faso, le Gabon, le Mali, le Niger et le Togo ont lancé une initiative pour encourager les investissements en faveur de l’énergie solaire. Cette initiative, que tous les membres de l’Alliance sont invités à rejoindre, s’inscrit dans le programme « Affordable finance at scale » de l’ASI.